Clémentine Séverin

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Une histoire vraie. Une correspondance vraie.

  •  http://camillelaugenie.eklablog.com/
  • Par kamille37 dans Accueil le 25 Mars 2018 à 03:19

     Kamille Laugénie 

    Cher Monsieur,

    Je fais des recherches dans mes fichiers pour mon roman sur l’Église où je redonne à Dieu ce qui lui appartient et je redonne aux êtres humains, ce qui leur appartient. Alors, vous écrire m’encourage à poursuivre ce roman très difficile à écrire. Mais vous pouvez toujours cliquer pour supprimer ce message ainsi que les autres. Cela ne me fera rien puisque nous ne nous connaissons pas. Toutefois, je suppose que vous n’allez pas supprimer le message sans le lire. Alors, je vous invite à lire  ce que j’avais écrit  sur un blog. C’était ma lettre du soir. Je parlais à votre confrère. Il me disait qu’il ne lisait jamais ce que j’écrivais sur ce blog. Comment douter ? Je doutais de la véracité de ses paroles, car à chaque fois qu’il lisait mes articles, il n’hésitait pas à en faire allusion et à me donner ce qu’il appelait un carton rouge. Peut-être m’en avait- t-il beaucoup donné sans que je m’en aperçoive  ! Devoir le quitter sans lui dire au revoir. Devoir le quitter en se disant, si j’y reviens, je meurs ! Devoir le quitter en se disant « : vaut mieux crever que d’y revenir » ! Devoir le quitter pour échapper à une colère terrifiante de sa part sans que cela ne soit justifié ! Et  terminer les rencontres dans une telle violence ! Toute cela me fait dire qu’il  m’a foutue à la porte, soyons clair  ! Mais là, je ne fais qu’allusion à un carton rouge. C’était après deux ans après le  procès avec l’Inspection Académique. Un procès que j’avais gagné. Ce fait  avait beaucoup déplu à ce psychiatre et à mon médecin traitant. D’ailleurs en vous écrivant, je me dis que leur réaction était bizarre. Ils ne devaient pas s’impliquer de la sorte dans une histoire qui ne les regardait pas. En tous les cas, je sais qu’ils ne m’avaient pas aidée,  ni l’un et ni l’autre. C’était une façon certainement de me donner un carton rouge.

     » Je ne devrais pas vous écrire puisque vous ne m’écrivez jamais, et vous n’aimez pas que j’écrive. Je ne vous enverrai jamais mes lettres. Vous m’écrivez seulement les codes de la grille de la résidence blanche aussi blanche que les nuages de ce jour. Vous avez écrit les numéros des codes de la résidence en rouge, cette fois-ci, sur votre carte professionnelle. Pourquoi les avoir écrits en rouge ? Est-ce pour ne pas que j’oublie les codes et que je les vois bien. Que je n’oublie pas d’entrer dans la résidence pour venir à mon rendez-vous ? Avez-vous peur que je ne vienne pas ? Et si je ne venais pas, aurais-je un carton rouge comme les footballeurs dans les matchs que je ne regarde jamais ? Est-ce un carton rouge que vous m’avez remis, comme le précisez souvent  ? Pourquoi cette carte écrite en rouge ? Il paraît que le rouge exprime l’agressivité. C’est la psychanalyste de Marie J. qui le lui a dit et Marie J. me l’a répété. Bien entendu, cette définition, si cela en est une, est entrée dans mes oreilles et elle s’est installée dans mon esprit pour que je puisse chercher des exemples à  cette expression ou pour que j’en comprenne le sens. Et vous pourquoi  m’avez remis cette carte écrite au stylo rouge ?  Seriez-vous agressif parfois ? Pourquoi cette réflexion ?  Il y a longtemps. Presque longtemps ? »

     

    Peut-être me demanderiez-vous pourquoi la thérapie a t-elle duré des années ? Je ne pouvais pas le « quitter ». C’est lui qui devait me dire que c’était terminé. Et il ne m’a pas dit que c’était terminé. Il m’a éjectée. Il m’avait engueulée parce que je lui évoquais un livre que j’avais écrit. Et monsieur s’est mis en colère parce qu’il ne supportait pas que j’écrive… bof ! Mais Dieu s’était substitué à lui du début jusqu’à la fin. Aujourd’hui ou depuis deux ans, c’est Dieu que je retrouve dans l’église et ailleurs aussi. Lui seul maintenant.  Je me dis que je dois sauver ma famille. Et l’église est ma seule solution, la dernière solution. Jr pense cela parce que le  Le don que ma mère m’avait transmis  est en lien avec Dieu. Ce lien  repose sur la famille entière. Je ne dois pas perdre ce don, alors je dois aller à l’église, là où je ressens la présence divine.  Je ne peux pas la perdre. Il y a une fusion entre cette présence divine et moi, dans l’église. Et depuis que je ressens cette fusion, alors je peux écrire de la poésie et continuer à écrire des récits. .  En me laissant vous écrire, vous participez  à  la rédaction de mes prochains récits. Vous y participez, sans le vouloir. Savez- pourquoi les gens deviennent fous quand je leur écris et qu’ils retournent mes écrits contre moi ? Je crois qu’ils ont un problème avec l’enfant en eux. C’est l’enfant en soi qui écrit et qui se cache dans l’adulte. C’est cet enfant qui est en lien avec Dieu aussi. Enfin, c’est ce que je pense, ce soir. Savez-vous pourquoi je ne dénonce que des médecins, des psys etc s ? Nous pouvons toujours penser que d’autres qui nous ont autant blessés, ne l’ont pas fait exprès, même si l’on a la preuve qu’ils l’ont fait exprès puisqu’il y a toujours une raison. Mais l’on peut penser qu’ils ne l’ont pas fait exprès. Tandis qu’un psy quand il blesse ou qu’il a mené une thérapie déviante avec un patient, l’a toujours fait exprès. Donc il s’agit d’un paradoxe fondamental, et je dénonce les paradoxes de ce genre. je les dénonce pour les comprendre. Pour les autres personnes, je me dis, que c’est plus grave pour eux que pour ceux qu’ils ont blessés. Alors, je ne dénonce pas, car ils doivent souffrir. Mais j’aimerais comprendre leur souffrance intérieure. Du moins, je crois ». 

    Je vous souhaite une agréable soirée ». 

    Kamille Laugénie

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Par clementineseverin
Le 25 mars 2018
A 20 h 02 min
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4 – Le stylo bleu a disparu.

4 le Stylo bleu

Vendredi 26 février

Je me suis absentée pendant des jours. Je n’ai pas pu me rendre dans le Carmel du soir, soit parce que ma place était occupée, soit parce que  je ne suis pas allée dans la grande maison.  Et ce soir, dans le carmel du soir, j’ai pu reprendre ma place comme d’habitude, sans aucun problème. Il n’y avait personne. Je me suis installée. J’ai ouvert mon sac et j’ai pris ma tablette et j’ai écrit un moment sans penser à rien d’autre. Parfois, je relevais la tête et j’admirais les images que je voyais et qui étaient soit imaginaires, soit réelles. La confusion est parfois totale. Comment reconnaître ce qui est imaginaire ou ce qui est réel ?  Comment  distinguer la réalité de l’au-delà et  la réalité  de l’imaginaire ? Qui saura faire la nuance ? Les images et la lumière étaient magnifiques. Et avant de reprendre mon écrit, là où je l’avais laissé, je me suis retournée et j’ai regardé instinctivement du côté du meuble.  J’ai vu que le stylo bleu avait disparu.  Je me suis dit que son propriétaire l’avait récupéré. J’étais presque déçue de ne pas l’apercevoir. Je me disais que c’était une histoire qui prenait fin comme si ce stylo bleu avait une âme à lui seul. Qui l’avait emporté ? Et j’ai senti une grande chaleur autour de moi et cette chaleur descendait jusqu’à mes pieds. Je me suis dit qu’il devait y avoir une chaufferie dans mon dos. Je me suis encore retournée et j’ai touché le mur. Le mur était froid. Il ne devait pas y avoir de chaufferie. Mais derrière la chaise quelque chose a attiré mon regard.  Alors, j’ai regardé derrière la chaise. Et le  stylo était là, par terre, derrière la chaise. Je l’ai pris dans ma main, presque instinctivement. Je l’ai regardé. C’était bien le stylo bleu. Celui qui était là  derrière le meuble. Quelqu’un avait dû le prendre et le déposer sur la chaise et il était tombé derrière la chaise ou alors, il était tombé du meuble. Mais je ne croyais pas qu’il soit tombé du meuble et se soit lové à cet endroit, derrière la chaise. Cela me paraissait improbable. Mais qui saura ?  J’étais heureuse de revoir le stylo bleu. 

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Par clementineseverin
Le 29 février 2016
A 21 h 39 min
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Le Stylo bleu (suite).

Suite

stylo bleu

Il est toujours à la même place. Personne ne semble s’intéresser à lui. Parfois, j’ai l’impression qu’il me nargue ou qu’il m’encourage à écrire. Oui c’est cela. Dès que je l’aperçois, j’ai l’impression qu’il m’adresse un message. Pourtant, je ne prends pas le stylo. Je le laisse à sa place. Je me dis que si j’oublie ma trousse, alors le stylo bleu, je l’utiliserai sans aucun scrupule. Par la suite, je le remettrai à sa place. Non. il ne me nargue pas. Il est comme un message anonyme. Le message qui va m’encourager à écrire, là, dans le Carmel du soir. 

Stylo Roller Cross® Bailey Bleu Laqué

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Par clementineseverin
Le 7 février 2016
A 0 h 44 min
Commentaires : 2
 
 

Le stylo bleu

Le stylo

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Il est là depuis quelques temps. On  le remarque à peine. Il suffit de tourner un peu la tête pour apercevoir une lueur. Une lueur argentée. Oui, c’est cela. Tu as bien vu. Tu glisses ta main entre le dos du meuble et le mur. Tu sens l’objet dans ta main. Un objet froid. Mais tu reconnais ce froid. L’objet est déjà dans ta main.  Quel  beau stylo !  Un peu lourd. Un peu froid. Un stylo bleu. Bleu nuit. Tu te dis, que tu pourrais le prendre, personne ne saurait que tu l’as pris. Non. Tu ne vas pas prendre le stylo. Tu sais qu’il renferme un message. Un drôle de message, n’est-ce pas ? Quelqu’un te connaît bien ici et il sait que tu viens écrire dans cet endroit. Que tu t’installes-là, tous les soirs et que tu verras le stylo au moment où  tu t’installes ou quand tu t’en vas. Il te connaît bien ! Il sait aussi que tu aimes écrire des lettres. Et s’il le sait, c’est parce qu’il n’a pas oublié tes lettres. Tu lui as écrit tellement souvent pendant ces dernières années !  Et tu sais bien qu’il vient dans cet endroit quand tu es absente. Il vient là, le dimanche soir en particulier. Et toi, tu n’es jamais présente, ce jour-là. Et depuis quelques temps, le stylo est là. Il est un message comme d’autres messages avaient, autrefois, été déposés à cet endroit ou juste sur le meuble à côté ou sur la chaise à côté de la tienne. Et chaque fois, le message avait eu raison sur ta raison. Tu avais répondu aux messages parce que d’instinct tu en connaissais l’auteur. Non, tu ne t’es jamais trompée sur l’auteur des messages. Répondras-tu à celui-ci  ?

Je ne répondrai pas à ce nouveau message. Il vient me prouver que l’histoire pour  le supposé propriétaire du stylo n’est pas terminée. Il n’a pas fini d’en découdre avec moi comme l’on dit.  

Je lui avais écrit pendant des années. Je m’appliquais à partager mes découvertes. Je m’appliquais à partager ce que je vivais de beau. Et ses discours me laissaient penser qu’il en était de même pour lui.

 Non, il ne vit pas ce que je vis. Ses colères destructrices même si elles sont feintes, démontrent qu’il est mon opposé.  Il ne vit pas ce que je vis intérieurement. Il en est trop loin. Trop loin de la paix. Trop loin de la bienveillance. Trop loin de la sincérité. Trop loin de la vie…  Et c’est lui qui me l’a prouvé par ces messages directs et ses colères déguisées qui n’étaient pas conformes à ce que j’attendais de lui et pas conformes à ces discours. 

Mais devons-nous attendre quelque chose de quelqu’un à qui l’on écrit et qui ne répond jamais directement ou si peu ? Qu’importe !  Le supposé propriétaire du stylo n’a eu de cesse de retourner mes lettres écrites avec application, en une arme blanche  contre moi-même ! La guerre, il l’a déclenchée. Il l’a entretenue.

Et il sait, qu’aujourd’hui, j’en suis guérie. Il a perdu la guerre.  Il n’est plus question que je lui écrive. Jamais.

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Par clementineseverin
Le 24 janvier 2016
A 0 h 41 min
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David et le vendredi !

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À David,

Un vendredi, 

Il est 7 heures du matin. Je me lève sans être fatiguée et pourtant, la nuit a été courte comme bien souvent. Je me prépare en prenant mon temps. Je prends toujours mon temps. Je sens que la journée va être excellente, pleine de surprises agréables. C’est cela, je pense comme David maintenant. Le vendredi est la plus belle journée de la semaine, dit-il heureux. Il est heureux, dès que le vendredi apparaît. Depuis que je lui ai dit que je parlais de Rachida sur mon blog, alors David, m’a dit qu’il voulait que j’écrive un poème pour lui. Une exclusivité ! 

Mais oui, David, je te l’écrirai ce poème. D’ailleurs, je me sens tellement bien ce matin que je devrais l’écrire durant  la journée ou  la soirée. J’aimerais te le promettre David, mais je ne promets presque plus parce que madame promesse n’est pas toujours fiable. Elle se transforme souvent en madame chimère et la promesse devient un serment d’ivrogne bien que je ne boive pas une goutte d’alcool. J’ai horreur de l’alcool parce que l’alcool « schlingue » ! 

Mais revenons à nos moutons. Expression de la belle langue française qui nous renvoie vers les beaux pâturages de notre campagne. Ah ! Et qui est  David  ? Il est  le proche collègue de Rachida. Et si Rachida est la Ministre de l’établissement, David, de son vrai prénom, en est le roi. Il assure la sécurité et l’orientation de la population par tous les temps ! Et parfois, il y a de gros orages et des grandes tempêtes. Des dépressions ! Ce n’est pas un travail royal, mais David est un roi. Il est le roi de ces dames.

 Dès le matin, sa cour vient lui témoigner toute son affection, son estime, son amour.
David est heureux comme un roi qui domine sa cour et qui attend le vendredi pour la fuir… Toutes ces dames ! 

Ah ! David, ça fait longtemps que je te connais maintenant et j’aimerais être aussi heureuse que toi en ce vendredi matin. Je le suis, je le suis.

Il ne pleut plus. Le temps est un peu gris quand je sors de la maison, mais il ne fait pas froid. J’aime ce temps. Cette fraîcheur. Ah oui, tout va bien. Et sur la voie du tram, il n’y a presque pas de passagers. Ça alors ! Tiens le voilà, le tram. Je monte. Je me faufile sur la plateforme. La musique résonne au fond de mon  corps et je fonds dans un bonheur musical indicible !
La journée commence bien. Très bien. Oui, David, je pourrai te dire que moi aussi, je suis heureuse en ce vendredi autant que tu dois l’être ! Promis, juré ! Je te le dirai. Sans  problèmes !

Je descends par l’escalator sur les voies du RER A. Un train plein à craquer est arrêté sur la voie de droite et un autre train arrive. Je fonce vers le train qui arrive à quai. Oui, j’ai de la chance. L’autre train ne démarre pas et celui-ci avec moins de passagers à bord, repart normalement. 

Ah ! Quand tout commence comme de cette façon,  alors on peut être assuré de passer une bonne journée. Adieu les menaces d’attentat avec les colis piégés qui piègent les RER et ses passagers tous les jours, sans exceptions ou presque ! Adieu les RER bondés où l’on te pousse, où l’on te marcherait dessus et où l’on t’écraserait sans que personne ne réagisse ! Adieu la galère. Une belle journée s’annonce !
Et la rame s’arrête à la station Châtelet les halles. Et que vois-je ? Non ! La journée a bien commencé et elle doit se terminer de cette façon. Les passagers sur la voie du RER B sont de plus en plus nombreux. Certains rebroussent chemin, d’autres cherchent une nouvelle direction. Je n’attends pas trop longtemps pour reprendre le RER A qui me conduira vers  la gare de Lyon,  Je fonds de bonheur en ce vendredi matin. La musique fond sur mon cœur et dans mon corps. Rien ne doit altérer cette joie et ce n’est pas une menace au colis piégé qui aura raison sur cette bonne humeur.
Une humeur que je partagerai avec David, Rachida et les autres. Ah ! Mes amis de travail qui sont tristes quand je le suis et qui essaient de me rassurer et qui sont heureux quand je le suis. Et de la gare de Lyon, je peux reprendre le métro. Ligne 14 et là, mon humeur sera sauve ! Vous  allez voir. Elle sera sauve. La voie du métro à cette heure-ci est calme. On dirait qu’elle a été désertée. Non. Une rame est annoncée dans 3 minutes. Alors, les gens s’avancent sur le quai. La rame n’est pas bondée. Une annonce dans les haut-parleurs surgit : tous les trains sont supprimés sur la ligne 6. Ah ! Ne pas perdre espoir !
Et me voici à la station de Bercy, ligne 6. La même annonce vocale retentit dans les haut-parleurs brouillant un instant ma musique. Ne brouillant pas mon humeur même si l’annonce confirme qu’aucune rame ne circulera sur les deux voies de la ligne 6. Seulement voilà, une rame est déjà là. Les portes s’ouvrent. J’ai une place assise. Mon humeur ne flanchera pas !
Et à 9 H 45, j’ouvre la porte de mon bureau, heureuse d’avoir salué Rachida, David et les autres…

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Par clementineseverin
Le 11 janvier 2016
A 21 h 46 min
Commentaires : 0
 
 

Histoires de vie !

Histoire de vie ou histoires de vie.
J’ai enfin trouvé ce que je vais vous écrire, tous les soirs. A n’importe quelle heure de la nuit, je mettrai mes doigts sur le clavier. Mon esprit sera déjà en mouvement. Mes doigts glisseront sur les touches. L’histoire commencera, car dans la réalité, elle sera terminée. Je me dirai que dans certaines circonstances, la fin n’est qu’un commencement et le commencement n’est qu’une fin. Ne pensez-vous pas ? Oui, c’est cela, je vous raconterai une histoire banale, une histoire de vie. 
D’ailleurs, je vais commencer.
Il devait être 13 heures quand je suis sortie de mon bureau. Et devant le bureau, deux collègues étaient à table. Elles étaient devant leur plateau approvisionné de bonnes choses à vous faire avoir l’eau à la bouche. Elles se mettent là,parfois, devant le bureau pour manger l’une en face de l’autre. Je leur souhaite le bonjour et la bonne année bien entendu ! . Et l’on discute tout en se plaignant de la société et de ses dérives et à un moment Rachida arrive. Rachida c’est l’hôtesse d’accueil. Elle ne s’appelle pas Rachida. Mais je l’appelle Rachida, parce qu’elle est comme un ministre dans cet établissement. Oui, oui, c’est vrai ! Les hôtesses ont un rôle plus important que nous le pensons, soyez en certain. Rachida, complètement affolée, nous dit que ça a failli « sauter » dans le 18ème arrondissement de Paris. Mais le type a été descendu par la police. Le type n’a pas eu le temps de se faire exploser ! ». Et là, nous nous sommes dits, que même nous, nous avions oublié les attentats. Nous avions bien voulu les oublier ou presque les oublier. Oui, c’est cela, nous avions simplement voulu ne pas y penser. Mais le souvenir sommeille en nous…Je vais vous raconter…
 Samedi dernier, je prends le métro à la Défense vers les 16 heures. Il n’y a presque personne dans le wagon dans lequel, je m’installe. Je suis ravie. Je me dis que personne ne m’ennuiera. J’ai la musique qui résonne dans ma tête. La musique de mon MP4. Toujours la même musique. De la musique dont je ne me lasse pas. Un mec arrive, sans bruit. Un chat ou un loup ? Il s’installe juste en face de moi. Des lunettes noires cachent ses yeux. Vêtements de cuir ou simili cuir noir. Des chaînes entre les boutons. Des chaînes sur les épaules. Et là, devant moi, face à moi, une rondeur autour de la taille. Non ! Une forme comme celle d’une cartouchière à peine cachée par le vêtement boursouflé. Et là, l’effroi repasse dans ma tête. Le lendemain des attentats de novembre dans le tram,  le métro, le RER, tous ces regards vides. Vidés de leur sens. Et cette ambiance ! Une ambiance et un silence indescriptibles. L’enfer nous rattrape en quelques instants !
Et la musique continue à résonner dans mes tympans et me ramène vers le large de la vie. Et le mec en face de moi, ne bouge pas. Il est comme une statue complètement figée. Je me dis que s’il se fait exploser, j’explose aussi. J’’irai  au paradis et lui ira en enfer ! Et le mec se lève. C’est vrai, nous arrivons au Pont de Neuilly. Je me dis qu’il veut m’épargner. Il va peut-être se faire exploser plus loin, à Neuilly, chez les riches ! Et il descend du wagon. Je suis soulagée ! La musique m’envahit. La vie reprend.  Et vers  13 heures Rachida nous rappelle la triste réalité.
Je vous promets de ne plus jamais dire que mon dernier jour sera le plus beau !
C.S.
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Par clementineseverin
Le 7 janvier 2016
A 22 h 43 min
Commentaires : 3
 
 

Aux lecteurs

Chers lecteurs, chères lectrices,

Je vous avais dit que je vous écrirais une histoire, un peu chaque soir. J’ai d’abord pensé à une histoire de mots, ceux qui s’écrivent, ceux qui se disent, ceux qui se taisent, ceux… Seulement, je n’ai pas l’intention de continuer cette histoire. Je risque de me décourager faute d’inspiration parce qu’un mot, c’est un mot et basta ! Il n’y a rien à ajouter.
Quelle histoire pourrais-je vous raconter ?
Je pourrais vous parler de Pauline, ma petite voisine de bureau. Elle est jolie Pauline avec ses cheveux blonds et longs. Sa silhouette menue et élégante. Pauline a de l’humour. Je lui ai demandé de faire le « facteur », c’est-à-dire de prendre mon courrier et de l’apporter au bureau des envois. Elle m’a regardé en souriant. Elle m’a dit, je le ferai dans 6 minutes et deux secondes. Le temps que je fume ma cigarette. Et elle est partie en riant et moi aussi, j’ai rit en me disant qu’elle avait de l’humour. Son humour se remarque dans la précision du temps qu’elle prend pour fumer une cigarette avec ses amis.
Je vous souhaite une très agréable soirée et je vous dis à demain soir.
C.S.

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Par clementineseverin
Le 6 janvier 2016
A 23 h 58 min
Commentaires : 2
 
 

ce soir (3)

Ce soir les mots,

Les mots se sont bloqués. Et là, dans la nuit, ils se promènent sur le fil de cette ligne imaginaire. Pourquoi les mots se sont-ils bloqués ? Je n’en sais rien exactement. Ou alors, je ne veux pas le dire. Dois-je tout dire ici, sur cette ligne imaginaire  ? Elle est imaginaire dans un sens puisque personne ne lira ces mots écrits dans cette nuit. Et pourquoi écrire dans la nuit ? La nuit a t-elle le pouvoir de protéger les mots ? De qui les protégerait-elle ?  Parfois, le passé nous rattrape,  alors que nous le croyons loin derrière soi. Qu’il me rattrape ! Il ne me rattrape pas réellement..Il me suit toujours. Qu’il me suive !  Je m’en moque à présent  !

J’ai écrit ces mots une nuit et je n’ai plus écrit un seul mot. Les mots étaient bloqués. Et il a suffi d’une belle âme pour m’encourager à continuer à écrire tous ces petits mots. Je la remercie beaucoup. Je ne dois pas arrêter d’écrire les petits mots ici sur cette ligne imaginaire qui devient réelle au fur et à mesure que les mots surgissent de la nuit ou de la lumière.

Peut-être que les mots formeront des roses ou des nuages ou des formes agréables qui plairont à ceux qui viendront poser leur regard sur ces lignes.

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Par clementineseverin
Le 3 janvier 2016
A 23 h 43 min
Commentaires :1
 
 

ce soir, les mots

Nouveau blog

lundi 28 décembre 2015

 

Ce soir,

Les mots devraient être de la couleur de la lumière, j’aimerais. La lumière est de la couleur du temps, de tous les temps. Le temps a-t-il une couleur ? Non. Il n’a pas de couleur, vraiment ! Simplement celle que nous voulons bien lui donner. Les mots ont-ils une couleur ? Oui, ils ont la couleur que nous voulons leur donner. Ne pensez-vous pas ? D’ailleurs, je ne sais pas à qui je m’adresse. Je crois que je n’écris que pour moi-même. Mais si quelqu’un passe par là, par hasard ou guidé par je ne sais quel instinct ou inspiration, alors j’aimerais qu’il ou qu’elle découvre la couleur de ces mots-là et qu’il soit heureux de les lire et de les emporter dans un joli panier. La promenade en valait la peine se dirait ce promeneur de tous les temps ou d’un seul temps, d’un instant.

Les mots devraient d’être de la couleur d’un oiseau. De quel oiseau ? L’oiseau de lumière ! Existe-t-il vraiment ? Oui, il existe. Je le vois parfois là-bas dans une maison. J’y vais souvent et le monde devient féerique. Je vous raconterai. Bientôt, je vous le promets !

C.S.

The shocking pink coloured pigeon was spotted nesting under a railway bridge in Darlington

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Par clementineseverin
Le 28 décembre 2015
A 20 h 53 min
Commentaires : 2
 
 

Ce soir,

Ce soir,

Je commence ce blog. Peut-être que personne ne le lira. Je ne peux pas savoir. Comment le saurai-je ? Je n’en sais rien du tout. Ce soir, la nuit est dense. La maison est calme. J’écoute pourtant la musique. Et vous écoutez-vous de la musique ? Je le souhaite. C’est beau la musique. Parfois, je l’entends même dans le silence le plus complet. Bien oui ! Elle s’est enregistrée dans ma tête parce que j’écoute toujours de la musique et quand le silence règne alors mon esprit continue à écouter la musique. C’est ainsi. Que voulez-vous ?

Il va bien falloir que je vous dise pourquoi j’ai ouvert ce blog. Non ? Est-ce que cela vous intéresse ? Non ? Tant pis. Je dois continuer. Je vais inventer une histoire. J’aime bien inventer des histoires.

Bonne nuit

oiseau

 

 

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Par clementineseverin
Le 27 décembre 2015
A 23 h 31 min
Commentaires : 8
 
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